Utilisation de la voix : l’industrie est-elle en retard sur la santé ?

Le domaine de la médecine et les cabinets juridiques sont passés à l’utilisation massive de la voix de manière systématique il y a quelques années déjà. Les comptes rendus, les notes, les rapports d’interventions sont désormais générés à la voix par des professionnels de santé ou des avocats. En moyenne, ils ont réduit leurs temps administratifs par 4 ! On en est où dans l’industrie ?

 

L’utilisation opérationnelle de la voix par les professionnels de santé est courante aujourd’hui. La démocratisation de l’usage de la voix pour la génération de rapports d’intervention, de comptes rendus opératoires ou d’ordonnances a été rendue possible par deux facteurs majeurs :

  • La sémantique médicale est la même dans toutes les langues. Effectivement, l’anatomie humaine, les organes sont identiques pour tous les êtres humains quelle que soit leur langue. Les molécules utilisées pour les traitements sont les mêmes tout autour de la planète. Ne reste plus que la difficulté de la traduction qui peut être systématique.
  • Le domaine médical travaille depuis longtemps sur des serveurs sécurisés. Effectivement, la manipulation de données à caractère médical est couverte par les normes et des standards précis et contraignants depuis longtemps, pour des raisons évidentes de confidentialité.

Ces deux facteurs spécifiques au domaine de la santé ont permis le développement rapide de serveurs de conversion vocale pour ce domaine. En moyenne, il est admis que le temps de génération des rapports et des comptes rendus a été divisé par 4. Le domaine juridique s’y est mis plus tardivement, mais sur la base des mêmes constats : sémantique assez homogène, environnements connectés sécurisés.

Pourquoi c’est plus compliqué dans l’industrie ? Aujourd’hui, toutes les études de Lean et d’optimisation des tâches industrielles montrent qu’un opérateur manuel de l’industrie passent entre près de 20% de son temps sur des tâches administratives : recherche d’information, compte rendu d’intervention, saisie de données sur un support informatique. On sait également que pour un technicien, taper un texte sur un smartphone ou sur le clavier virtuel d’une tablette n’est pas simple. Pourtant, ce type d’information pour des opérations de maintenance, de production ou de contrôle qualité est essentiel pour une bonne maitrise de l’outil de production et une amélioration de la performance industrielle. C’est vrai pour les domaines de l’énergie, de la défense, du bâtiment, comme pour ceux de l’automobile ou de l’aéronautique.

 

L’utilisation de la voix dans l’industrie pourrait donc ramener à 5% le temps à faible valeur ajoutée perdu par les opérateurs de l’industrie. On pourrait même aller plus loin ! Effectivement, le premier accès à la voix se limite à des commandes simples, ou de la conversion de voix en texte. L’introduction d’un assistant intelligent couplé à l’utilisation de la voix permet d’être encore plus efficace. Un assistant intelligent permet de comprendre le langage naturel (NLP/NLU), d’établir un dialogue intelligent avec l’opérateur (gestionnaire de dialogue). L’assistant intelligent couplé à l’utilisation de la voix permet d’aider réellement un opérateur dans la réalisation des tâches qu’il souhaite faire. Une interface numérique utilisée conjointement avec un assistant vocal intelligent permet d’être 10 fois plus rapide qu’une utilisation classique au clavier.

L’utilisation opérationnelle de la voix couplée à un assistant intelligent par les opérateurs de terrain de l’industrie est donc une source de gain de productivité importante. Pourtant, certains freins doivent être surmontés. Si un médecin peut générer son compte rendu opératoire dans son bureau, l’opérateur de maintenance doit le faire à côté de sa machine. Celle-ci fait souvent du bruit, il n’a pas toujours accès au réseau. La sémantique d’une machine dans le domaine du nucléaire n’est pas la même que dans celui des pneumatiques. Ces contraintes industrielles introduisent des difficultés qui doivent être résolues pour atteindre les gains attendus par l’utilisation de la voix et de l’assistance vocale de manière opérationnelle dans l’industrie.

 

La résolution de ces contraintes afin de permettre l’utilisation opérationnelle de la voix dans l’industrie constitue la mission de SIMSOFT INDUSTRY. Spix, l’assistant vocal intelligent de la société prend en compte l’ensemble des contraintes opérationnelle de l’industrie. Il est en interface avec les logiciels de gestion industrielle (ERP, MES, GMAO, FSM) déjà déployés, et permet l’utilisation de la voix dans des environnements complexes. Grace à cette avancée technologique, il est possible d’utiliser simplement la voix dans l’industrie pour aller chercher un facteur de gain de 4 sur les tâches à faible valeur ajoutée.

Mais SIMSOFT INDUSTRY est persuadé qu’il faut aller plus loin. Spix permet d’associer l’assistance intelligente et la voix en milieu industriel contraint, pour aller chercher le facteur 10 de gain de productivité attendu par l’industrie.

 

En conclusion, l’industrie est effectivement en retard sur le domaine de la santé et du juridique pour les usages de la voix et de l’assistance vocale. En revanche, des solutions technologiques et les méthodes associées existent pour introduire rapidement cet usage de manière opérationnel. SIMSOFT INDUSTRY fait partie des pionniers de ce domaine. La société propose des solutions pour permettre aux techniciens et opérateurs de l’industrie d’utiliser la voix et l’assistance intelligente pour les aider dans la réalisation de leurs tâches.